30ème dimanche du Temps Ordinaire – 28 octobre 2018

Mc 10, 46b-52

Frères et sœurs le mot clef de cette homélie sera en chemin. Depuis notre fête de rentrée en septembre, quel chemin les disciples ont-ils et ont à parcourir pour suivre Jésus, quel chemin Bartimée réalise ce jour et à la lumière des uns et des autres quel chemin sommes nous invités nous-mêmes à parcourir ?

L’évangile de ce jour avec la guérison de l’aveugle Bartimée met fin à une séquence qui a commencé en septembre avec la guérison de l’aveugle de Bethsaïde comme si aucune cécité spirituelle ne pouvait résister à Dieu. Juste après ce passage de l’aveugle de Bethsaïde, Jésus pose la question à ses disciples pour vous qui suis-je ? A son annonce qu’il va monter à Jérusalem pour donner sa vie par amour pour nous, les disciples sont complètement déroutés. Jésus dans ces évangiles que nous avons entendus depuis septembre, va leur donner quelques repères pour qui veut le suivre jusqu’à Jérusalem. Si je devais résumer, ces dernières semaines suivre Jésus, c’est l’accueillir dans sa vie, pour déployer ce que nous sommes, au service de son royaume, d’un monde plus juste et fraternel où chacun à sa place, où sur ce chemin il y aura aussi des combats, la croix à ne pas esquiver, à vivre avec lui. C’est aussi accueillir le fait qu’il nous sauve de toutes nos incapacités à vivre de cette vie éternelle de communion d’amour avec lui, les autres et nous-mêmes. Pour cela nous sommes invités à la confiance en lui et percevoir à quel point ce chemin qu’il nous propose en lui, avec lui et par lui est un chemin qui fait sens et nous rend heureux.

Bartimée, lui de son côté est sur le bord du chemin, statique, seul quand Jésus en train de monter à Jérusalem passe à ses côtés. A la différence de la foule qui désigne Jésus avec un terme neutre, Jésus de Nazareth, Bartimée appelle Jésus par ce titre plus révérenciel désignant le messie attendu: Jésus Fils de David. Mais plus que ces titres, Jésus semble saisi par son cri insistant : « Aie pitié de moi », dans le fait qu’il entend chez cet homme une détresse qui le met sur le bord du chemin. Et là, par cet exclu et par Jésus qui demande à la foule de l’appeler, la foule qui était un frein à la rencontre de cet homme avec Jésus, devient facilitatrice de la rencontre : « confiance, lève toi (c’est le terme de la résurrection), il t’appelle ». Quittant son manteau, le rien qu’il possède, sa vie d’avant, il va à la rencontre de Jésus et l’appelle par ce titre Rabbouni, titre employé par Marie Madeleine au matin de la résurrection qui signifie maître et attend une Parole du maître qui le sauve, et là, à la différence de l’aveugle de Bethsaïde, Jésus n’a pas besoin de le prendre à part, d’intervenir et lui révèle simplement : Bartimée ta foi ta sauvé, va. Et Bartimée, le suit alors percevant lui à la différence des autres le chemin que Jésus est en train de prendre pour nous sauver en montant à Jérusalem.

Frères et sœurs, comme les disciples, comme Bartimée, nous avons à nous poser la question, pour nous qui est ce Jésus, est ce que je perçois le chemin de vie qu’il me propose, un chemin qui me rendra heureux car il rendra heureux les autres, il me donnera d’être, de déployer ce que je suis. Et comme avec Bartimée dans une rencontre intime avec lui, j’espère que chacun pourra s’entendre poser la question que veux tu que je fasse pour toi et s’entendre dire par Jésus : va ta foi t’a sauvé.

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