4ème dimanche du Temps Ordinaire – 3 février 2019 (2)

Luc 4, 21-30

Jésus, la semaine dernière, se révèle comme notre Sauveur, dans le passage qui précède tout juste ce que nous nous venons d’entendre. Jésus, notre sauveur qui vient nous apporter la bonne nouvelle au cœur de nos pauvretés, qui vient nous libérer de qui nous oppresse, de ce qui nous empêche d’aimer, qui vient nous rendre la vue pour trouver le chemin qui fait sens, qui donne joie, paix à nos vies et à celles de ceux qui nous entourent.

Mais voilà cette semaine, la question nous est posée directement avec l’évangile d’aujourd’hui : croyons-nous que Jésus peut nous sauver ? Décidons-nous de l’accueillir dans nos vies, au cœur de nos fragilités ?

Les personnes de Nazareth, le réduisent au grand magicien dont ils attendent des signes et des miracles comme à Capharnaüm ou ils le réduisent au fils de Joseph le charpentier. Et nous, à quoi réduisons nous Jésus : un bon gars d’il y a 2000 ans ?

Jésus comme le dit le psaume « a résolu de nous sauver ». Mais cela ne se fait pas sans nous, sans notre cri vers lui « en toi Seigneur j’ai mon refuge, garde moi d’être humilié pour toujours. Dans ta justice ; défends moi, libère moi, tends l’oreille vers moi, et sauve moi ». Comme les prophètes Elie et Elisée, Jésus n’agit pas là où il n’est pas accueilli.

C’est dans cette rencontre personnelle où il me connait dès avant ma naissance comme dit la première lecture, je perçois comment le Seigneur au cœur de cette intimité avec lui, vient me soutenir, me relever, me guérir, me guider, me ressusciter. Au cœur de cette rencontre, je perçois cet amour dont nous nous parle la 2ème lecture. Cet amour de Jésus qui se donne pour que je vive de ce qu’il est. C’est par cet Amour qu’il nous sauve.

Est-ce que nous avons besoin des autres pour être sauvé ? Vous vous rappelez cette citation du pape : « Il est toujours bon de rappeler que le Seigneur, « dans l’histoire du salut, a sauvé un peuple. Il n’y a pas d’identité pleine sans l’appartenance à un peuple ». Je crois que les autres me rappellent à Dieu, viennent nourrir mon chemin vers lui. Comment frères et sœurs, ai-je l’impression d’appartenir à cette communauté ? Comment ai-je l’impression d’y être connu, soutenu. Je crois véritablement que la messe du dimanche ne suffit pas à faire fraternité. Comment puis-je y trouver place ? A travers une fraternité qui se lance aujourd’hui ? A travers un petit engagement ? A travers une présence à telle ou telle occasion ?

Seigneur nous te confions toutes ces rencontres qui sont à la base de ta rencontre où je perçois que tu nous sauves ! Mettons-nous à l’écoute des fruits d’une rencontre de l’une des fraternités durant l’avent.

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